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#1 17-02-2013 18:28:58

Cara
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Battle Royale [Livre + Film] - Koushun Takami

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Battle Royale est un roman écrit en 1996 par Koushun Takami, journaliste jusqu'à cette date. Le roman ne fut publié que trois ans plus tard, car son contenu fut jugé trop choquant et refroidissait quelque peu les ardeurs des maisons d'édition potentiellement intéressées. A sa sortie en 1999, il devient finalement un bestseller surprise, et ne tarde donc pas à être adapté en film (fait maison, donc japonais).

L'histoire

En 1997, dans un Japon fictionnel, la classe de 3ème B du collège de Shiroiwa du département de Kagawa s'en va en voyage scolaire pour la fin d'année, comme toutes les autres 3èmes du pays. Ce qu'elle ignore, c'est qu'elle a été tirée au sort pour participer au programme de survie nommé Battle Royale, qui a lieu tous les ans dans tous les départements du pays, et qu'elle se dirige donc droit vers une île coupée de tout. Le principe est simple : les 42 élèves sont numérotés, dotés d'un collier qui détecte leur localisation, et munis d'un sac contenant des ressources aléatoires. Partant les uns après les autres, ils doivent se livrer à un jeu duquel ne peut ressortir qu'un seul vainqueur (c'est bon, vous la voyez la similarité avec The Hunger Games ? ironique ). Pour forcer les élèves à jouer, la carte de l'île contient des zones qui deviennent interdites, et s'il n'y a pas de mort en 24 heures, tout le monde est sacrifié. Comment ? Les colliers sont explosifs... A partir de là, la réalité frappe vite la classe, et très vite, plus personne ne sait à qui faire confiance.

Remarques diverses

Confiance : peut-être bien le thème principal en ce qui concerne la psychologie des personnages. Il y a d'ailleurs des très beaux chapitres où l'on suit les pensées incessantes de divers personnages qui réagissent différemment à la situation extrême. Certains ne veulent se fier qu'à eux-mêmes. D'autres préfèrent croire en leurs amis les plus proches, tandis que d'autres encore espèrent rassembler toute la classe. Mais à partir du moment où un élève joue le jeu, les dés sont jetés. Et ils sont très vite jetés ! C'est d'ailleurs ce qui est appréciable : le roman va vite. Il se passe toujours quelque chose. Et les fins de chapitres sont parfois dantesques.

Le roman fait environ 800 pages. Il est divisé en quatre parties pas vraiment égales : les deux premières sont les plus longues, tandis que les deux dernières sont extrêmement courtes. Il y a 80 chapitres en tout. En dehors de l'épilogue et de l'incipit, chaque chapitre est narré à travers les yeux d'un personnage particulier (sauce Trône de Fer si vous voulez, mais dans un genre de livre bien différent). Cependant, certains narrateurs reviennent beaucoup plus que les autres (en particulier Shuya Nanahara), et certains ne prennent jamais (ou presque jamais) le rôle de "leader de la lecture", afin de conserver leur aura et leur mystère. A la fin de chaque chapitre, il y a un morbide décompte sur le nombre de survivants au massacre. En tout cas, c'est une force puisque l'on peut percevoir différentes réactions de la part des élèves. Et on se plonge très facilement dans leurs pensées.

Il faut aussi savoir que le style du roman est très oral, très relâché. A vrai dire, je ne m'y attendais pas du tout. En fait, je ne pensais même pas que la focalisation serait interne. Si vous avez lu The Hunger Games, d'ailleurs parfois accusé d'avoir plagié BR, c'est un peu le même genre, puisqu'on suivait déjà l'histoire à travers le prisme de Katniss (mais uniquement à travers le sien). Les personnages ne lésinent pas sur les expressions familières, voire les insultes de temps en temps. Et les explications sur les environnements et les affrontements sont parfois étranges, puisqu'elles mêlent descriptions "normales" et vocabulaire relâché.

Même si le livre est très violent et bien plus explicite et détaillé qu'un Hunger Games, il n'en est pas moins rempli de moments niais, contrairement à ce que l'on pourrait croire (c'est pour ça que ça me fait un peu sourire de voir certaines critiques à l'encontre du triangle amoureux de HG, qui n'en est d'ailleurs pas vraiment un, dans l'espoir de défendre BR et ses 36 romances). Faut voir le nombre d'histoire de coeur qui existent dans cette petite classe de 3ème ! J'ai été surprise à la lecture. Je pensais que ce serait plus "terre à terre" si je puis dire. Mais peut-être est-ce une différence culturelle ? Difficile à dire. Reste que c'était un peu trop à mon goût, à croire que tout le monde était amoureux de tout le monde (Shuya avait une sacrée fanbase, le petit veinard tongue ). Cela dit, je comprends aussi l'idée : c'est qu'au fond, ils sont (quasi... siffle ) tous humains et capables du meilleur (comme du pire... demon ). Mais j'avoue que des fois, quand ça commençait à virer à l'histoire à l'eau de rose, je me disais "et c'est reparti".

Dans un autre genre un peu kitsch/too much, j'étais morte de rire dans un des derniers chapitres, vu par la Fille #1 dont j'ai zappé le nom, qui avait l'air totalement allumée avec le délire de "guerrière de l'espace". Je ne sais pas d'où ça sortait, mais c'était totalement absurde ! lol En fait, je crois que le livre est volontairement absurde par moment (à l'image du "prof principal" qui s'adresse à la classe par hauts parleurs sur un ton jovial). Sûrement pour dénoncer l'horreur de son système, qui plus loin visait à dénoncer les problèmes du vrai gouvernement japonais (l'auteur l'a dit : ce livre est une fable).

Enfin, petit bémol concernant certains personnages complètement caricaturaux (la palme d'or revenant à Sho Tsukokia en particulier, si je ne me trompe pas de prénom, qui stéréotypait l'image des homosexuels à tel point que c'en était choquant). Un peu déçue aussi que les filles soient aussi inutiles et peu aptes à se défendre. Je pense que c'est une différence culturelle (l'image de la femme là-bas, et puis, le livre a été écrit il y a pas loin de 20 ans maintenant). Au moins, il y a eu le passage avec Takako, et puis bien sûr, Mitsuko, sauf que les explications sur le passé de Mitsuko en font forcément une marginale. Sa "débrouillardise" fait donc figure d'exception due aux événements :

Spoiler Battle Royale, cliquer pour lire
Et je ne parle pas du fait qu'elle zigouillait tout le monde sur son chemin, mais bien du fait qu'elle a osé prendre les armes et se battre/se défendre. Quand Shuya voit Noriko avec un pistolet à la main, il nous dit assez que ça le choque (certes, dans le sens positif, mais ça souligne bien le fait que les nanas seraient censées être des proies... Bon, au moins, les pensées des garçons laissent aussi penser que eux seraient censés trouver ça ignoble de s'en prendre à une fille. Mais ...bref, voilà, vous m'avez comprise tongue

Conclusion et petite comparaison avec The Hunger Games

Finalement, ce fut une lecture fort intéressante. Et ceux qui ne connaitraient pas et regretteraient la relative "tranquillité" de Katniss aux Hunger Games trouveront peut-être chaussure à leur pied ici : oui, ça bouge sans cesse (même si le/la gagnant(e) n'en fait au final guère plus que Katniss roll ). En fait, l'équilibre n'est pas du tout le même entre les deux romans. BR se consacre à ses personnages, à leurs pensées et leurs réactions dans des situations extrêmes, à la violence du jeu, et au thème de la confiance (puisque les "candidats" font partie d'une même classe, ils se connaissent plus ou moins bien, contrairement aux protagonistes de HG).

En revanche, la mythologie, ou plutôt l'univers de ce Japon fictionnel n'est développé qu'en background, au travers ce que racontent certains personnages (et puis, ce n'est clairement pas situé dans un futur éloigné où la technologie abonde). En fait, le livre se rapproche peut-être plus des "vieux" classiques de la SF du coup, dans le sens où l'univers n'est quasiment pas imaginaire, en dehors du Japon étant une dictature bien sûr. Il y a donc des points communs et des différences. La suite de l'univers est totalement entre les mains du lecteur, qui peut imaginer ce qu'il veut quant à l'avenir du pays et du vainqueur. En tout cas, c'est quand même une lecture intéressante et facile, assez différente de ce que j'ai pu lire jusqu'ici.

Et pour finir sur l'analogie avec HG, je dois que la lecture du roman BR me fait quand même penser que Suzanne Collins a menti en disant ne pas connaître BR. Si HG reste différent pour des raisons que j'avais déjà évoquées dans le topic approprié, le fonctionnement du jeu est quand même trop similaire :
- l'affrontement entre jeunes jusqu'à la mort est évident.
- les deux mondes sont totalitaires.
- le sac fourni à chaque candidat les met en possession d'objets plus ou moins utiles (allant d'une fourchette à un pistolet). L'idée des objets répond présente, de manière différente, avec la corne d'abondance dans HG.
- les zones qui peuvent devenir non autorisées dans BR sont remplacées par les catastrophes qui forcent à bouger les tributs dans HG. C'est peut-être même plus flagrant avec le fonctionnement particulier de l'arène dans Catching Fire.
- les colliers qui peuvent tuer instantanément se retrouvent dans HG sous une autre variante, dans le sens où les technologies leur permettent de faire ce qu'ils veulent des leurs tributs.
- les colliers permettent d'ailleurs de localiser (et plus...) les candidats, ce qui se retrouve avec les caméras dans HG.
- s'il n'y a pas de télé-réalité dans BR, il y a quand même trois détails qui tuent : la télé s'empresse d'annoncer le vainqueur et de le filmer à sa sortie ; le prof principal de la classe m'a énormément rappelé le personnage de César dans HG, en plus malveillant au fond de lui ; il y a des paris internes au gouvernement sur les candidats.
- l'une des anciennes éditions de BR fait part d'un candidat acharné s'appelant Katô. Pur hasard qu'il y ait un dénommé Cato très motivé au district 2 dans HG ?
Après, difficile de parler de plagiat quand même. Mais je ne vais pas ré-expliquer ce que j'avais déjà expliqué dans l'autre topic.



Le film

br2.jpg

En 2000, le film Battle Royale a lui aussi fait sensation, en bien comme en mal. Il a été très mal vu par le gouvernement japonais et a été banni de bon nombres de pays à cause de son sujet. Je ne crois pas que les Etats-Unis aient, à l'heure actuelle, autorisé la sortie du film sur leur territoire (même si je suppose qu'il est relativement facilement trouvable). Cependant, malgré le scandale au Japon, à sa sortie, il est devenu l'un des dix plus gros succès de l'industrie cinématographique nippone. Aujourd'hui, peut-être avec le recul, j'ai eu l'impression qu'il avait globalement la cote auprès des cinéphiles en surfant rapidement sur internet. D'ailleurs, pour l'anecdote, Quentin Tarentino adore le film. Il a même engagé l'actrice Chiaki Kuriyama dans Kill Bill après l'avoir vue dans BR (dans le rôle de Takako).

L'histoire est à peu de choses près la même que dans le livre. Il faudra que je revois le film après toutes ces années (le DVD est déjà en ma possession), mais il me semble que les différences sont :
- il n'y a qu'une classe sélectionnée chaque année pour participer au programme, et non pas des dizaines
- deux des "candidats" ne viennent pas de la classe, mais sont des volontaires (ce qui modifie sensiblement le background de deux personnages, appartenant vraiment à la classe dans le livre d'origine)
- me semble que l'histoire de la copine de Kawada était différente dans le film
- le "prof principal" qui parle à la classe connaît cette classe (ou en tout cas Noriko)
- et surtout, la justification de ce programme est lié à la délinquances des jeunes Japonais dans tout le pays. C'est la punition aléatoire des adultes envers les jeunes (concept totalement inexistant dans le livre).

Je donnerai mon avis plus tard sur l'adaptation. Je m'en souviens assez mal. Je sais que c'était très violent et qu'il y avait de la musique classique à chaque fois que le prof principal parlait à la classe ( lol ). En lisant le livre, me semble quand même pouvoir dire que c'était globalement fidèle au matériel de base. Bref, un revisionnage s'impose et je vous ferai part de mes impressions.



PS : je n'ai pas compris ce que le livre fichait dans la catégorie "fantastique" beuh (en ce qui concerne mon édition où le mot est écrit en toutes lettres en tout cas). Z'ont fumé ou quoi ?! C'est de la SF !!!


"Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it and fail never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but they refuse. They cling to the realm or the gods or love. Illusions! Only the ladder is real. The climb is all there is."

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#2 17-02-2013 21:38:02

Arakasi
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Re : Battle Royale [Livre + Film] - Koushun Takami

J'avais moi aussi trouvé quelques défauts au bouquin (et tu en relèves certains d'ailleurs), à savoir:

- Les caricatures que sont certains personnages (non mais des fois, c'est juste ... beuh)

Spoiler Spoiler BR., cliquer pour lire
La "communauté" des filles dans le phare (ou un truc du genre) ou encore l'ambition qu'a une des protagonistes (bien maitriser la cérémonie du thé?! Ethnocentrisme, quand tu nous tiens... lol)

- Les personnages, trop caricaturaux, mais surtout trop nombreux! Ils sont une quarantaine il me semble (au Japon aussi, il y a un manque de prof'  tongue). Et puis j'ai eu énormément de mal avec leurs prénoms. En plus quelques uns ont les mêmes. Au bout d'un moment, j'ai abandonné... Résultat pour moi, pas d'identification aux personnages.

- Comment dire... Je trouves aussi que la plupart du temps, les collégiens font trop matures pour leurs âges (ou alors ils le font pas assez)...

Tout à fait d'accord avec toi concernant les analogies (même si BR est beaucoup plus sanglant  demon)

Sinon je me souviens avoir globalement aimé lire Battle Royale. C'est un bon bouquin, mais sans être un chef d’œuvre. Ça fait passer un bon moment (et c'est tout ce que je demande quand j'achète un livre).

Une adaptation manga existe aussi. Il me semble qu'il y avait quelques différences avec le livre, mais je ne saurai pas dire sur quoi... J'avais trouvé ça sympa.

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#3 17-02-2013 23:50:20

Cara
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Re : Battle Royale [Livre + Film] - Koushun Takami

J'ai entendu parler du manga, mais vu que ce n'est pas mon truc, je ne m'y suis pas intéressée de plus près.

Pour revenir sur ce que tu dis, c'est bizarre, parce que je ne les ai pas trouvés trop matures. Ils passent tous leur temps à penser à l'élu de leur coeur en gros tongue . Pour Shuya, le fait qu'il soit orphelin lui donne un regard amer sur la vie. Il n'y a que Kawada que j'ai trouvé too much dans le genre mature, même si c'est censé tenir debout à cause d'un élément de son passé :

Spoiler Kawada, cliquer pour lire
vu qu'il a déjà survécu au Programme l'année passée. Je veux dire, certes, ça l'a rendu perspicace et son rétablissement lui a donné des bases de médecine. Mais de là à en faire un grand sage...

C'est dommage pour l'identification aux personnages que tu as trouvé difficile, voire impossible tongue J'avoue que je n'arrivais pas à recaser tout le monde. Les prénoms sont difficiles à retenir pour nous autres sans connaissance du japonais. Mais je me suis efforcer d'en retenir une bonne dizaine dès que je voyais qu'ils revenaient. La liste des élèves au début aide, surtout que dans les chapitres, il est parfois précisé F-12, ect... (Fille Numéro 12 dans ce cas précis). Je trouve quand même que c'était une force de suivre quasiment tous les élèves. Il y a plus de suspense quant à la tournure des événements, même si je ne me suis pas leurré quant au vainqueur :

Spoiler Battle Royale, cliquer pour lire
Shuya domine quand même largement les autres élèves en nombre de chapitres, donc... Cependant, j'avoue que j'auteur laisse planer le doute au moment où Shinji (le génie de l'informatique) semble prendre le relais.

Je trouve que c'est une force de savoir tout ce qui se passe sur l'île, et de ne pas être dans le noir total quant aux autres façon Hunger Games. Surtout que ça permettait comme je l'avais déjà évoqué d'avoir plein de réactions et d'attitudes différentes face à la situation. Après, le fait que les chapitres restent majoritairement narrés par certains protagonistes réduit les doutes qu'on a pour le final.




Sinon, je viens de finir de revoir le film. Je me souviens qu'il m'avait fait forte impression la seule fois où je l'avais vu, il y a environ 10 ans. Et le revisionnage a été extrêmement douloureux : que c'est kitsch ma parole !!! Je sais pas ce qui était le pire entre : les effets spéciaux (la mer ou la montagne en fond semblait parfois horriblement fausse sick ), la mise en scène exagérée (exemple au début avec le "Shuya !!!", "Nobuuu !!") ou la musique kitsch la plupart du temps, sauf pour les intermèdes classiques. Franchement, vous savez à quel film j'ai pensé en voyant les fusillades entre élèves ? A OSS 117 !!!! huh lol Les bonds, quasiment salto, qu'ils effectuent sont à hurler de rire, que ce soient quand ils se jettent au sol pour se protéger ou quand ils se font touchés. Je sais pas si c'est volontaire ou pas.

A l'époque, j'avais l'impression que le film était globalement sérieux. Là, j'ai un gros doute (notamment quand Kitano se relève comme si de rien n'était pour aller décrocher son téléphone : WTF?! beuh ). Je pense quand même qu'une grosse partie du kitsch vient des dix années écoulées qui n'ont pas été tendres envers le rendu du film aujourd'hui. De plus, après avoir lu le livre, le film semble aller beaucoup trop vite. Sérieux, en 10 minutes, j'avais l'impression que la moitié de la classe avait déjà péri.

Et puis, je suis pas fan des modifications apportées à l'histoire :

Spoiler différences avec le livre, cliquer pour lire
- l'histoire de la copine de Kawada dramatisée avec le fait qu'elle lui tire dessus et qu'il riposte.
- pourquoi Shuya n'est-il pas orphelin dès le départ ?
- on perd une grande scène puisque Shinji est allié dès le départ avec les deux autres élèves là, alors que dans le livre, il a tellement peur de faire échouer son plan qu'il tire sur le troisième qui veut se joindre à lui.
- Kiriyama aurait dû faire partie de la classe et avoir son problème d'absence d'affect. Là, il est livré sans délicatesse au rôle de taré qui kiffe tuer.
- De même, j'aurais aimé qu'il piège un élève dans une zone interdite comme dans le livre, plutôt que de toujours tout mitrailler.
- Kawada aurait aussi dû faire partie de la classe dès le départ. En fait, l'arrivée des deux nouveaux craint. On voit tout de suite qu'ils ont un statut de "rockstars". Ça casse toute l'ambivalence possible. A aucun moment on ne doute de Kawada, puisque la position du méchant est prise par Kiriyama.
- Les scènes de Mitsuko passent trop vite. Le fait qu'elle peut amadouer les gens est totalement zappé, puisqu'au contraire, elle est accusée de toujours tromper tout le monde par une fille de la classe. Son rôle paraît trop simplifié (elle a pas l'air de faire peur à grand monde avant de se retrouver sur l'île), même si son flashback sauve un peu l'ensemble.
- Je suis déçue que la fin ne soit pas identique au livre, avec Kitano qui a compris le plan de Kawada sur le bateau et qui le piège sur le chemin du retour.
- Et puis, le délire avec Noriko comme l'élève pure et modèle, c'est bon quoi... Pourquoi lui donner ce statut si spécial ? On comprend amplement qu'elle est gentille et innocente sans ça. Ou alors c'était pour développer Kitano ? Mais c'est un peu glauque de le voir manger une glace avec Noriko en fait...
- Dommage que le truc du piratage informatique soit modifié aussi, pour servir de final. On se demande comment Shinji a soupçonné l'existence des micros. Et on perd tout le suspense quand Shuya attend le retour de Hiroki et que c'est Kiriyama qui se pointe puisqu'il a compris l'histoire du signal.

Après, y'avait quelques modifications/développements réussis :

- la présentation vidéo totalement allumée avec la nana hystérique qui explique les règles du jeu
- l'utilisation de la musique classique à chaque fois que le prof annonce les nouveaux morts
- le fait qu'il y ait un vrai combat entre Mitsuko et Kiriyama contrairement au livre.

Spoiler BR, cliquer pour lire
Là, c'était quand même les deux "motivés" l'un contre l'autre.

- à chaque fois que Mitsuko arrivait de manière inattendue,
Spoiler BR, cliquer pour lire
particulièrement quand Kayoto se lamente sur le corps de Hiroki d'un "qu'est-ce que je vais faire maintenant", et que Mitsuko va droit au but "maintenant, tu meurs" cool Nan vraiment, j'ai beaucoup aimé cette tueuse ironique

- quand Kiriyama
Spoiler fin, cliquer pour lire
sort de l'explosion aveugle. C'était peut-être caricatural, mais ça avait de la gueule.

- le match de basket qui éclairait bien la dynamique de la classe.

Donc euh ouais... ironique Je préfère largement le livre. Je ne dis pas : y'avait de bonnes choses, et les acteurs étaient plutôt bons, même quand ils devaient être caricaturaux et grimacer à tout va (bon, les déplacement exagérés de Kawada ne me l'ont pas rendu sympathique, j'avoue lol ). J'ai particulièrement aimé les interprètes de Kitano (le prof), de Noriko (elle le faisait bien la gamine toute sage) et de Mitsuko évidemment (l'actrice du film à mon avis). Et puis, même avec plus de quinze ans d'écart, le film arrive à être beaucoup plus direct et abrupt que The Hunger Games. Et vu le sujet, c'est ce qu'il faut. Dommage que ce soit si kitsch aujourd'hui...

PS : dans un autre genre de film japonais, j'ai envie de regarder Death Note, avec le même acteur que celui qui faisait Shuya. Mais j'avoue que je crains le résultat maintenant, même si le film est de 2006.  siffle


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#4 18-02-2013 00:25:06

Arakasi
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Re : Battle Royale [Livre + Film] - Koushun Takami

Oui, heureusement qu'il y a les codes (qui sont automatique il me semble) pour replacer les personnages. Mais ça ne remplace pas un nom "identifiable" et puis ils sont trop nombreux...  XD. A titre personnel, je ne peut pas apprécier un "numéro". Je crois me souvenir (ma dernière lecture date de 2ans...) que les descriptions physiques pêchent un peu (c'est pas top, a part Kawada), mais le côté psychologique est intéressant.
Gros souci, les surnoms des élèves qui reviennent trop: "le génie du short-stop", etc, etc... J'avais trouvé ça lassant.
Pour la maturité des collégiens, je ne pourrai pas trop argumenter (mémoire défaillante mad), mais je me souviens avoir pensé "A leur age n'aurai pas fait ça". Dans leurs réactions, ils ne font pas du tout leurs 14ans. Mais bon... roll

Sur le film, que dire... Il a mal vieillit  roll

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#5 18-02-2013 11:02:43

Cara
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Re : Battle Royale [Livre + Film] - Koushun Takami

Ah oui, les sur noms et explications sur les exploits sportifs de certains garçons de la classe prenaient trop de place. Je pense que c'était pour qu'on les recase vite quand on les retrouvait après 5 chapitres sans les voir, mais effectivement, c'était extrêmement redondant.

C'est bizarre ce que tu dis sur les descriptions physiques quasi inexistantes. En fait, ça ne m'a pas choquée. Et je ne me souviens même pas que Kawada est décrit, à part ses cicatrices. Me semble que la plus décrite, c'est Takako avec ses bracelets et ses cheveux colorés. Mais c'est vrai que dans la plupart des cas, c'étaient des descriptions sommaires du genre "c'était la plus belle fille de la classe", "il était grand", "il portait des lunettes" ou "elle/il avait un physique quelconque". Après, peut-être était-ce pour vraiment favoriser la psychologie ?

Je pense qu'avoir vu le film avant m'a aidé à lire plus facilement en fait. Je me souvenais bien de certains rôles, voire même physique des acteurs qui allaient avec. Du coup, j'ai vite associé le nom avec mes quelques souvenirs. En quelques chapitres, on retient très facilement Shuya, Noriko, Kawada, Kiriyama et Kitano. Après Shinji, Takako, Hiroki et Mitsuko finissent aussi par entrer en tête. Quant aux autres élèves, sans retenir leur nom, je les reconnaissais plus  ou moins en fonction de la personne qui se trouvait avec eux (genre l'allié de Shinji dont je n'ai jamais mémorisé le nom tongue ).

Après, l'idéal est peut-être de se faire une fiche au fil de la lecture et de la découverte des personnages, en notant rapidement qui ils sont et comment ils sont morts si jamais ils y passent... En tout cas, je me demande si le "problème" ne vient tout simplement pas du fait que les prénoms sont japonais et donc pas facilement mémorisables a priori. Je veux dire : est-ce qu'on aurait pas plus facilement retenu les identités des élèves s'ils avaient eu des prénoms auxquels notre oreille est plus ou moins habituée ? Cela dit, je n'aurais pas été pour une modification des prénoms pour la traduction. Ça se passe au Japon, point barre.  roll

Après, je reste quand même satisfaite du choix de montrer le plus d'élèves possible. Ça m'avait tellement frustrée de ne pas tout savoir dans the Hunger Games... lol

Pour la maturité, je viens de me rendre compte que ce sont des lycéens dans le film, alors qu'ils sont collégiens dans le livre. Maintenant que j'y repense, c'est vrai que les discussions entre Shuya et Kawada sur la liberté et tout ça sont un peu trop philosophiques pour leur âge. Mais les deux sont quand même passés à travers des épreuves difficiles. Sous le coup de la panique, j'imagine néanmoins que la plupart serait plus apte à vouloir se débarrasser de tout le monde ou à attendre que quelqu'un le fasse, plutôt qu'à tenter de sauver la classe, ou à s'en prendre aux soldats sur l'île ou carrément au gouvernement. C'est vrai que pour le coup, la réflexion de certains va assez loin. Mais finalement, ça reste majoritairement les points de vue de Shuya et de Kawada, et éventuellement de Shinji. Et vu que ce sont eux qui occupent la moitié des chapitres du livre, c'est peut-être pour ça que ça donne l'impression d'une maturité trop prononcée.

Après, les autres élèves, c'était quand même bien différent. C'était même trop souvent "c'est celui/celle que j'aime"... zzz Mais oui, je vois ce que tu veux dire en fait. C'était le temps que je prenne du recul par rapport à ma lecture et mon revisionnage du film tongue


"Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it and fail never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but they refuse. They cling to the realm or the gods or love. Illusions! Only the ladder is real. The climb is all there is."

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#6 18-02-2013 13:01:18

tkl
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Re : Battle Royale [Livre + Film] - Koushun Takami

a écrit :

Sur le film, que dire... Il a mal vieillit

Assurément, Mais sur le coup à l'époque, quelle claque !
Ce film m'a permis de ressentir la même essence de de désepoir morbide très japonnais éprouvé à la fin de la saga Akira pleur06
Le genre de truc dont on est heureux à la fin de prendre un grand bol d'air en extérieur  tongue


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